Comment utiliser le fumier de cheval dans son jardin ?

Dernière mise à jour: 01.10.22

 

Le fumier est un engrais naturel obtenu à la suite d’une décomposition par la fermentation des litières et excréments de certains animaux comme la vache, le cheval ou le lapin. Il est nécessaire à la culture grâce aux nutriments qu’il offre au sol et il permet de l’enrichir. De nos jours, le fumier de cheval fait partie des incontournables du domaine, nous vous expliquons pourquoi !

 

En quoi se distingue le fumier de cheval ?

Afin d’avoir des cultures bien développées, l’usage d’un engrais est requis, car une fois ajouté au sol, il prévient son appauvrissement et augmente sa fertilité. En effet, qu’il soit minéral ou organique, il apporte aux plantes plusieurs nutriments. En ce qui concerne le fumier de cheval, il est composé d’urines, de déjections et d’autres matières végétales. On y retrouve alors du carbone, de l’azote et de la matière humide, qui, une fois en décomposition deviennent des nutriments : oligoéléments et minéraux. 

Le sol où il est répandu, quel que soit son état, s’améliore, car ses matières constituent une couche d’humus. Cette dernière facilite la circulation de l’air et de l’eau pour le bien des organismes qui s’y trouvent. Les plantes profitent elles aussi de cela, vu que même l’eau est retenue plus simplement.

En ce sens, c’est une option favorable grâce à l’équilibre parfait des divers nutriments. Elle est surtout convenable pour les terres riches en argiles, car l’azote et la potasse qu’elle contient permettent de les amender. Maintenant, voyons un à un les avantages et les inconvénients des différents types de fumier.

 

Fumier frais

Faire usage du crottin de cheval lorsqu’il est frais a pour principal atout de stimuler l’activité biologique de la terre. Il est parfait pour la plantation de certains légumes comme la courge et la tomate. Mais dans ce cas, il est nécessaire de le garder 1 mois d’abord. Frais également, ce type de fumier n’est pas recommandé pour les potagers déjà cultivés, soit en cours de travail de la terre.

Quant à ses inconvénients, des éléments autres que les nutriments peuvent figurer dans sa composition, comme des pathogènes ou des restes de médicaments tels que le vermifuge. Néanmoins, ces derniers disparaîtront au contact de la chaleur et de l’oxygène. Aussi, la quantité d’ammoniaque qui s’y trouve est assez élevée due à l’urine. Il en est de même pour la quantité d’azote, même si elle est réduite comparée à celle des fumiers similaires. Pourtant, cela peut réchauffer les racines des plantes. Pour éviter cela, il est recommandé de répandre le fumier de cheval quelques mois à l’avance.

Fumier décomposé

Pour obtenir un fumier de cheval en parfaite décomposition, il faudra patienter 6 mois. Après cette période, l’azote, le phosphore et la potasse sont en équilibre. Les ratios NPK sont respectivement de 0,6 %, 0,4 % et 0,7 %. De même, la température élevée de cet engrais à l’issue de ces mois permet d’éliminer les parasites et bactéries qui s’y trouvent. La quantité de minéraux est aussi appropriée. Et contrairement au fumier frais, il peut être répandu même sur un sol en cours de culture. Il suffit de savoir doser et de ne pas aller au-delà de 1 à 3 kg par m2 durant toute l’année.

Pour composter correctement et ne plus demander que faire du crottin de cheval, voici quelques conseils qui pourraient vous être utiles. Avant tout, rappelons que lors de cette étape, le volume de départ est diminué de 30 à 50 %. Il existe différents types de compostages, mais celui au champ est le plus standard.

 – Il est préférable qu’il soit placé en hauteur comme sur des branchages. En effet, avec cette position, l’air peut simplement passer par le bas. Cela permet également au liquide constitué lors de la phase primaire de se déverser facilement.

 – Prenez de la paille ou une matière similaire pour envelopper l’engrais, surtout lorsqu’il ne fait pas beau temps.

 – Durant les 6 mois, retournez le fumier 3 fois, soit tous les 2 mois.

 – Lors de la mise en place, évitez les entassements, car une quantité trop en hauteur compromet le déroulement de l’opération.

 

Comment faire usage du fumier de cheval ?

Voici des exemples de cultures avec lesquelles vous pouvez utiliser le fumier composté. Quel que soit son état de compostage, même à demi mûr, l’utilisation de ce type d’engrais est favorable au potager ; en particulier les tomates, les courges, les poivrons et les aubergines. Il correspond également à d’autres légumes potagers. On peut aussi l’ajouter aux salades, mais en veillant à ce qu’il soit totalement décomposé. Les pommes de terre peuvent de même en tirer profit grâce à la potasse qu’il contient.

Cependant, sélectionner du fumier de cheval pour l’ail, les oignons et les échalotes n’est pas une bonne idée. C’est d’ailleurs le cas de tout engrais.

Si vous souhaitez l’utiliser immédiatement, vous pouvez choisir un fumier de cheval composté en sac.

Afin de bien bénéficier des nutriments dans le fumier de cheval, il est recommandé de l’étaler simplement sur le sol 3 à 4 mois avant la plantation. Cette première période permet à l’ensemble de se décomposer à l’air libre.

Quand se servir du fumier ?

Après avoir vu les caractéristiques de cet engrais, il reste une question importante : quand mettre du fumier dans son jardin ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il existe bien un moment opportun pour étaler le fumier de cheval sur le potager. Et cette période se situe à l’automne. Vous allez ainsi pouvoir commencer la culture en printemps, une fois que la saison des pluies et le gel ne seront plus au rendez-vous. Pensez seulement à labourer un peu le sol avant de semer afin qu’il soit parfaitement enrichi et nourri. Cela ne peut qu’améliorer vos potagers.

Lors de l’étalage, l’épaisseur du fumier doit être assez importante et il doit être recouvert. Pour ce dernier, des feuilles peuvent faire l’affaire, mais si le temps vente, vous pouvez ajouter un filet par-dessus pour éviter qu’elles s’envolent.

 

Le bon
Le mauvais
Conclusion
Prix

 

Printemps

Dans certains cas, vous pouvez choisir le printemps, soit au début du mois de mars, pour commencer à faire usage du fumier de cheval. Il peut en effet également se décomposer correctement en cette période et vous devez patienter 15 jours avant de débuter la semence.

Il est tout de même recommandé de ne mettre qu’une couche fine d’environ 6 cm. Après une quinzaine de jours, vous n’aurez qu’à enfouir l’engrais puis passer à la plantation comme vous le faites habituellement. Dans le cas où vous choisissez du frais, ne versez qu’une petite quantité sur le potager.

 

Approche permaculturelle

C’est une technique qui ne nécessite pas de faire enfouir le fumier. Il suffit de le répandre puis de choisir des matières ligneuses pour le recouvrir. Cela peut être des feuilles, de la paille, du BFR ou d’autres matières similaires. Grâce à ce fumier de cheval en permaculture, des buttes se créeront et elles pourront être utilisées directement.

Couche chaude

Une couche chaude est utile pour les jeunes plants et les semis qui ne sont pas à mettre en terre de suite. La facilité et la rapidité de montée en température du fumier de cheval le rendent parfait pour former cette couche.

2 choix s’offrent pour le faire. Tout d’abord, vous pouvez vous servir d’une fosse. Cette dernière doit avoir un fond à 50 cm afin de bien garder la chaleur et de bien décomposer les matières. En seconde alternative, vous pouvez la constituer directement sur le sol, mais avec un cadre en bois par-dessus. Cet élément doit avoir une hauteur de 30 cm. Dans tous les cas, prenez le fumier de cheval et mettez en place une couche d’une trentaine ou d’une quarantaine de cm. Cela fait, arrosez abondamment. Par ailleurs, des déchets verts et du compost peuvent être ajoutés à l’ensemble.

Une semaine peut suffire pour avoir un fumier prêt à l’usage, car la température atteindra les 20°. Vous pourrez alors semer votre potager ou autre plante.

 

Fumier déshydraté

Il s’agit de fumier sous forme de granulés qui se distingue par sa commodité d’usage. En effet, c’est une alternative rapide et simple pour faire profiter tous les nutriments nécessaires à son sol. Son atout est aussi sa possibilité d’usage en tout temps et sa compatibilité avec différentes plantes potagères. Vous pouvez ajouter le fumier en granulés à des fruits, des salades ou de la pomme de terre.  

Avec une fréquence d’utilisation d’une fois par an, il vous sera d’une grande aide avant la plantation pour enrichir et fertiliser le sol. Pour ce faire, vous pouvez choisir le printemps ou l’automne, mais sans dépasser la quantité de fumier de cheval au m2 qui est de 1 kg. Que vous souhaitiez le mettre dans de la terre ou du terreau, il suffit de l’égaliser avec un râteau ou de le griffer.

 

Période et abondance

Afin de calculer la dose idéale de fumier pour potager, il est nécessaire de savoir qu’une plante a besoin de 8 à 10 g de phosphore au maximum, de 15 à 20 g d’azote et de 20 à 30 g de potassium. Ces mesures correspondent à une culture d’1 m2. Malgré tout, certains de ces nutriments sont apportés par les engrais verts, le paillage et le compost. Le dosage parfait de fumier de cheval pour potager est ainsi 3 kg durant la première année et de 1 kg lors de la seconde. En effet, trop de fumier dans le jardin n’est pas pratique.

Où trouver du fumier de cheval ?

Si vous êtes l’heureux propriétaire d’un cheval, vous n’aurez sûrement pas de mal à vous en procurer, il ne vous restera plus qu’à trouver un composteur pour vous faciliter la tâche. Dans le cas contraire, le plus adapté serait de rechercher une personne ou un espace équestre qui soit en mesure de vous en fournir à titre gracieux. Vous pourrez également trouver des annonces qui proposeront du fumier de cheval gratuit.

Mais si vous avez du mal à en dénicher, sachez qu’actuellement, il est possible d’acheter du fumier de cheval en sac prêt à être répandu sur le sol. Leurs montants peuvent varier d’une marque à une autre. Ceci dit, il ne vous faudra pas investir une somme conséquente, malgré le fait que ce type d’engrais soit généralement vendu à un prix plus élevé que celui du fumier de vache.

 

Comparaison avec d’autres fumiers

Le fumier de volaille se distingue par sa teneur en azote qui est sans doute la plus élevée. Il est alors plus utile pour les sols sablonneux et une toute petite quantité peut suffire. Le fumier de lapin est lui aussi riche en azote. Quant au fumier de vache, ses nutriments sont réduits, mais vous n’aurez pas de mal à en trouver. D’ailleurs, certains avis émettent qu’il acidifie le sol et pour en faire usage correctement, le mieux serait d’y ajouter de la prêle, des purins d’ortie, de la fougère ou d’autres matières similaires. Sa décomposition est assez lente, mais il correspond aux terres légères. 

Celui du cheval et le fumier d’âne sont cependant plus équilibrés et le temps de compostage du fumier de cheval est de 3 mois. Il peut alléger les sols argileux vu qu’il crée des couches chaudes. Le fumier de chèvre et de mouton est riche en potasse et en souffre, mais met aussi du temps à se décomposer. Et celui du porc reste assez difficile à utiliser, car il est liquide, mais il peut correspondre néanmoins à un potager.

Choisir le fumier de cheval composté ou non présente alors plusieurs avantages. On l’apprécie surtout pour son efficacité à améliorer le sol afin d’obtenir de bons légumes par la suite. Quel que soit le type de culture, une seule semence par année peut suffire. De plus, jeter son dévolu sur un engrais acquis de façon naturelle est largement bénéfique.

 

 

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